
Pathways to Belonging: European partners united behind young ukrainians
18 septembre 2026Young Ukrainians Take the Floor: The First Public Café of "Pathways to Belonging"
On 17 April, the "Pathways to Belonging" project (EU-UKR-PB) held the first of its consultations with young Ukrainian refugees. Far from a formal survey, the meeting was run as a Public Café, a relaxed, café-style format in which people are invited to speak their minds freely, with no pressure to produce a "right" answer.
The method was chosen on purpose: for young people who have lived for more than two years between two worlds, the one they left and the one they are rebuilding, a safe, welcoming setting is what separates ticking boxes from a true exchange. That is precisely what the project stands on.
Why young people guide the conversation
"Pathways to Belonging" rests on a clear idea: the people who best understand what young Ukrainians need are the young Ukrainians themselves. The project's commitment, then, is to shape its programme around participants' real needs and to keep adapting it to what they say about their lives. Consultations bring this to life, making those a project is meant to serve into the co-authors of the activities that affect them.
There is a more profound dimension as well: to shift from being someone who receives help to being someone who is truly heard restores agency, dignity and belonging — the very resources that displacement most erodes.
Six themes
The consultation followed six themes, each opened by questions intended to spark sincere reflection rather than ready-made answers.
- 01Social integration and language barriersThis first theme explored the situations in which young people feel out of place and the small, everyday occasions when language becomes a barrier. They spoke about what really drives them to learn the language — need or curiosity — about whether locals or fellow Ukrainians are easier to talk to, and about which kinds of activities and settings would bring them back regularly and help them speak more freely.
- 02Mental health and well-beingTreated with care, this theme welcomed more difficult subjects: when they feel most worn out, how their emotional life has changed since the move, and what sustains them on the hardest days. They also examined the barriers to seeking professional help, the way daily news from Ukraine weighs on their mood, and the kind of space or activity that might give them a real "reset".
- 03Education and professional developmentParticipants weighed which parts of their previous experience and skills no longer translate, the steps they have already taken to grow, and what they still lack in order to feel sure of themselves in the job market. The recognition of qualifications recurred often, alongside reflections on what a genuinely worthwhile learning experience would contain.
- 04Cultural identity and intercultural exchangeHere the talk turned to what holding on to a Ukrainian identity far from home means, the traditions they would hate to lose and the small things that conjure home. Participants imagined ways of sharing their culture with others and the kinds of events that would most tempt them to take part.
- 05Civic participation and rightsThis theme brought out the times they did not grasp "how things work here", the chances slipped through for want of information, and what being active in the community concretely means to them. They reflected on their sense of belonging to local life, the last time they felt properly heard, and the forms of involvement through which they would most like to shape change.
- 06Future and reintegrationThe closing theme faced forward: what stability means today, the factors that most sway their decisions, where they perceive more opportunity, and the support that would let them approach the future with confidence. They were invited, too, to think about the lessons they would hand on to other Ukrainians in the same situation.
How the consultation shapes the project
These exchanges do not end on paper: their conclusions flow straight into the project's needs assessment and into the continual shaping of its activities, from language sessions and cultural exchanges to learning and well-being programmes. Put plainly, what was said on 17 April will be felt in the meetings, workshops and events that follow.
This first gathering sets in motion a series of consultations spanning the project and reaching many young Ukrainians directly. Each one keeps the programme participatory and flexible, able to adjust as participants' lives change.
"Most of all, the session confirmed the conviction underpinning the project: belonging is built not for young people but with them. A Public Café in which a person feels, at last, truly heard can be the first step toward that belonging."
Volunteers supported by CSCE take part in the activities of "Pathways to Belonging", including consultations such as this one. As a project partner, CSCE is glad to share this first step and the dialogue it has opened.
Le 17 avril, le projet « Pathways to Belonging » (EU-UKR-PB) a organisé la première de ses consultations avec des jeunes réfugiés ukrainiens. Loin d'une enquête formelle, la rencontre a pris la forme d'un Café Public, un format convivial de type café où chacun est invité à s'exprimer librement, sans pression de devoir donner une « bonne » réponse.
Cette méthode a été choisie délibérément : pour des jeunes qui vivent depuis plus de deux ans entre deux mondes — celui qu'ils ont quitté et celui qu'ils reconstruisent — un cadre sûr et accueillant est ce qui distingue le simple cochage de cases d'un véritable échange. C'est précisément sur cela que repose le projet.
Pourquoi ce sont les jeunes qui guident la conversation
« Pathways to Belonging » repose sur une idée simple : ceux qui comprennent le mieux les besoins des jeunes Ukrainiens, ce sont les jeunes Ukrainiens eux-mêmes. L'engagement du projet est donc de construire son programme autour des besoins réels des participants et de continuer à l'adapter à ce qu'ils expriment de leur vie. Les consultations donnent corps à cette idée, en faisant des personnes que le projet cherche à servir les co-auteurs des activités qui les concernent.
Il y a aussi une dimension plus profonde : passer du statut de personne qui reçoit de l'aide à celui de personne réellement écoutée redonne du pouvoir d'agir, de la dignité et un sentiment d'appartenance — les ressources mêmes que le déplacement forcé érode le plus.
Six thématiques
La consultation s'est organisée autour de six thématiques, chacune introduite par des questions destinées à susciter une réflexion sincère plutôt que des réponses toutes faites.
- 01Intégration sociale et barrière de la langueCe premier thème a exploré les situations où les jeunes se sentent à leur place ou non, et les petits moments du quotidien où la langue devient un obstacle. Ils ont évoqué ce qui les pousse réellement à apprendre la langue — besoin ou curiosité —, si les locaux ou d'autres Ukrainiens sont plus faciles à aborder, et quels types d'activités ou de lieux les feraient revenir régulièrement et les aideraient à s'exprimer plus librement.
- 02Santé mentale et bien-êtreAbordé avec précaution, ce thème a accueilli des sujets plus difficiles : les moments où ils se sentent le plus épuisés, comment leur vie émotionnelle a changé depuis leur départ, et ce qui les soutient dans les jours les plus difficiles. Ils ont aussi évoqué les freins à demander une aide professionnelle, le poids des nouvelles quotidiennes venues d'Ukraine sur leur moral, et le type d'espace ou d'activité qui pourrait leur offrir une véritable « pause ».
- 03Éducation et développement professionnelLes participants ont réfléchi aux compétences et expériences passées qui ne trouvent plus d'équivalent ici, aux démarches déjà entreprises pour progresser, et à ce qui leur manque encore pour se sentir sûrs d'eux sur le marché du travail. La reconnaissance des qualifications est revenue souvent, ainsi que des réflexions sur ce que serait une expérience d'apprentissage réellement utile.
- 04Identité culturelle et échange interculturelLa discussion a porté sur ce que signifie garder son identité ukrainienne loin de chez soi, les traditions qu'ils redouteraient de perdre, et les petites choses qui évoquent le pays. Les participants ont imaginé des façons de partager leur culture avec les autres et les types d'événements qui les inciteraient le plus à y participer.
- 05Participation citoyenne et droitsCe thème a fait émerger les moments où ils n'ont pas compris « comment les choses fonctionnent ici », les occasions manquées faute d'information, et ce que signifie concrètement pour eux être actif dans la communauté. Ils ont partagé leur sentiment d'appartenance à la vie locale, la dernière fois où ils se sont sentis réellement écoutés, et les formes d'engagement à travers lesquelles ils aimeraient le plus contribuer au changement.
- 06Avenir et réintégrationCe dernier thème s'est tourné vers l'avenir : ce que la stabilité signifie aujourd'hui pour eux, les facteurs qui influencent le plus leurs décisions, où ils perçoivent le plus d'opportunités, et le soutien qui leur permettrait d'aborder l'avenir avec confiance. Ils ont aussi été invités à réfléchir aux enseignements qu'ils transmettraient à d'autres Ukrainiens vivant la même situation.
Comment la consultation nourrit le projet
Ces échanges ne restent pas sur le papier : leurs conclusions alimentent directement l'analyse des besoins du projet et façonnent en continu ses activités, des sessions de langue aux échanges culturels, en passant par les programmes d'apprentissage et de bien-être. En clair, ce qui a été dit le 17 avril se retrouvera dans les réunions, ateliers et événements à venir.
Cette première rencontre lance une série de consultations qui accompagneront tout le projet et toucheront directement de nombreux jeunes Ukrainiens. Chacune d'elles maintient le programme participatif et flexible, capable de s'adapter à mesure que la vie des participants évolue.
« La séance a surtout confirmé la conviction qui fonde le projet : l'appartenance ne se construit pas pour les jeunes, mais avec eux. Un Café Public où l'on se sent enfin vraiment écouté peut être le premier pas vers cette appartenance. »
Les volontaires soutenus par le CSCE participent aux activités de « Pathways to Belonging », y compris à des consultations comme celle-ci. En tant que partenaire du projet, le CSCE est heureux de partager cette première étape et le dialogue qu'elle a ouvert.
Sur le terrain / On the ground
Le premier Café Public, à Bucarest. / The first Public Café, in Bucharest.
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